Recherche comédiennes et comédiens pour spectacle

#11252 - Par Identité protégée le : - Publiée le :

Expire le :
14/12/2014
Critères demandés :
Comédien(ne), musicien(ne), age compris entre 18 et 99 ans

Bonjour,

Je suis à la recherche de jeunes comédiens et comédiennes expérimentés, disponibles, en voie de professionnalisation, pour un projet de mise en scène précis (non rémunéré). Il s'agit d'une création, dont les influences et inspirations sont aussi bien modernes que contemporaines (Regy, Pommerat, Mnouchkine, Brecht, Kantor,...), et tout autant théâtrales que provenant d'autres domaines artistiques (Emma Santos, Niki de St Phalle...). Les critères sont simples, je m'adresse à ceux qui vont régulièrement au théâtre voir des pièces, et qui pourraient avoir envie de travailler régulièrement et sérieusement autour d'un texte voué à être monté. Les répétitions auront lieu à intervalles réguliers chaque semaine. Contactez-moi pour une première rencontre. 

A bientôt,

Emanuela Barbone

a******@nawak.com

« Et après ? Et après je ne serai plus ici, je serai moi toujours, mais un moi qui s’aime, un moi qui aime, un moi qui crée et qui transmet, un moi entier, plus jamais je ne m’arrêterai de parler, d’écouter, de créer, un moi hurlant, du plus profond de mes os en ciment, de ma peau rouillée, de mes jambes de bois, par ce que l’art m’aura offert un tuteur de vie. Et puis je brûlerai ce bois béquille, j’en ferai une cérémonie d’orgueil, car pas de mensonge nous sommes tous faits de vent. Un moi, un seul, sur un continent de tristesse, les pays s’enlacent, je ne veux pas être de ceux là, des ancêtres tombés du parchemin du désir et des… joies/ pertes/ donations/ espoirs ?/ tourbillons/ plumes de richesse… Et si je ne suis plus ici je serai un souvenir, un avenir et un trait du talon au menton, et plus encore, un bandeau sur les yeux qui me montrera grâce au noir toutes les couleurs que notre amertume sera capable de percevoir. Qu’ils osent me donner ne serais-ce qu’un seul ordre ! J’agirai, en leur montrant que cette exigence est devenue mienne, et plus encore, une chaîne faite de fumée crachée, toussée, exténuée, par ce qu’elle a ouvert les yeux quand la chaleur est tombée en agonie religieuse. Suis-je ici pour devenir un ventre de verre, muet, un ventre sombre, tombé… tombé de moi ? De moi ? Je les entends les cris charmants, harmonieux qui me consolent, ils me rassurent, que de caresses, de doigts sur ma bouche qui m’invitent à la confession. Laquelle ? Celle que nous ne dirons jamais, même à nous-mêmes, car trop molle, trop flasque, la cire n’a pas eue le temps de s’instruire, de se laisser sculpter par des mains râpeuses. Je rêverais de voir des crevasses dans les livres qui parlent d’amour. » Extrait de L'Hôtel des Ennuis.